Produire sa propre électricité : toutes les infos à avoir pour se lancer en toute sérénité

Ahhh, les énergies renouvelables… Elles nous font régulièrement de l’œil. Dès que les compteurs s’affolent, que la facture d’électricité flambe,…

Erwan Guiziou
Produire sa propre électricité

Ahhh, les énergies renouvelables… Elles nous font régulièrement de l’œil. Dès que les compteurs s’affolent, que la facture d’électricité flambe, on se remet à caresser le rêve de l’indépendance énergétique. D’autant que l’énergie verte a l’avantage de répondre aux besoins écologiques d’un bilan carbone qui reste sous contrôle. On a donc tout intérêt à tirer parti de l’électricité produite grâce au soleil. Voire de l’énergie produite par la force du vent ou, pourquoi pas, de l’eau ! Mais comment faire son électricité maison ? Quelle ressource privilégier et que faire de sa production d’électricité ? On fait le point sur ce qu’il est possible de faire pour produire sa propre électricité (en restant dans la légalité et en bons termes avec ses voisins).

Produire sa propre électricité : une bonne alternative

Il n’est pas impossible que vous assimiliez les centrales thermiques à un vieux roman de la fin du dix-neuvième, baignant en pleine révolution industrielle. Peut-être même vous dites-vous que l’énergie nucléaire c’est « so 1960 » ? Dans les faits, les énergies thermique et renouvelable sont toutes deux encore bien présentes au tableau de la consommation française.

Source tableau graphique :  Planete-energie.com, « Énergie : l’Europe et l’électricité en 2 tableaux »

L’énergie renouvelable est clairement à la traîne au niveau national. Ses sources (soleil, vent, eau…) sont plus ou moins facilement transformables et rentables en ce qui concerne la production d’électricité. On ne fera pas durer le suspens… c’est le solaire qui tire son épingle du jeu ! Surtout pour les particuliers. C’est l’énergie la moins chère à produire, à l’aide d’une installation photovoltaïque, et celle qui a le moins de contraintes administratives. Produire sa propre électricité en s’aidant d’un panneau (ou d’un kit) solaire est donc bel et bien une option, de plus en plus abordable.

Utiliser sa propre énergie électrique grâce au solaire

Longtemps réservée à l’usage d’une infime frange de la population, l’installation solaire tend à se démocratiser au fil des années. Malgré tout, produire sa propre électricité photovoltaïque en rebute encore plus d’un. Mettons les pieds dans le plat, voulez-vous ?

Obligations administratives, demandes d’autorisations diverses, doutes quant au rendu esthétique une fois les panneaux solaires installés… Ajoutez-y les questions courantes : « mon toit doit-il répondre à des normes pour accueillir un panneau solaire ? Mes voisins ont-ils leur mot à dire ? »… Et vous obtenez une belle lenteur au démarrage ! Pourtant, le projet du solaire photovoltaïque chez les particuliers est un projet solide et même rentable s’il est bien calibré. C’est une source d’électricité fiable, modulaire et autonome qui vaut le coup de dépasser les freins de départ.

D’autant que vous n’avez plus obligatoirement à être propriétaire de votre logement pour produire votre électricité verte !

Kit solaire ou panneaux : comment fabriquer du courant ?

L’émergence des kits solaires a franchement simplifié l’accès au solaire, pour tous : une petite révolution sur les toits (et pas uniquement sur les toits, d’ailleurs !) Le gros avantage du kit Beem Energy, par exemple, c’est que vous l’installez où bon vous semble. Que ce soit au sol ou sur une façade. Si vous tenez absolument à installer votre kit solaire en hauteur, il faudra vous orienter vers des modules conçus pour être installés sur le toit. Rien ne vous empêche de les poser et de les raccorder vous-même si vous vous sentez d’attaque (et que vous n’avez pas le vertige.)
Avant de vous lancer, vous devrez être à jour de vos démarches administratives :

  • demander et obtenir l’autorisation d’urbanisme qui vous permet l’installation de panneaux ;
  • avoir fait la demande de raccordement au réseau.

Les délais vont de 1 à 2 mois pour l’autorisation d’urbanisme et jusqu’à 18 mois pour le raccordement. Comptez autour de 8000 euros pour une installation de panneaux photovoltaïques sur la toiture. Mais sachez que vous pouvez obtenir des aides pour l’installation de vos modules photovoltaïques. Les kits solaires nomades sont, quant à eux, bien plus abordables financièrement.

Produire et consommer sa propre électricité grâce à l’éolien

Comment fabriquer son électricité, de façon originale, à l’aide d’une ressource naturelle et gratuite ? En utilisant la force du vent ! Contrairement aux panneaux solaires, l’éolienne n’est pas gage de gros rendement.

Elle a sa place toute trouvée au jardin, sur le toit ou le pignon de votre maison, si tant est qu’ils répondent à certaines conditions. Malgré son imprévisibilité, vous devez être suffisamment exposé au vent lorsqu’il souffle (toutes les situations géographiques ne se valent pas). Ce n’est pas tout. Il vous faudra aussi avoir l’autorisation de vos voisins et de votre commune. Pourquoi ? Parce qu’une éolienne verticale ou horizontale, même domestique, fait du bruit ! Avant de vous lancer dans l’aventure, notez qu’une éolienne coûte cher (autour de 20 000 euros)… et que son rendement est pour le moins incertain !

Il vous faudra aussi prendre en compte le fait qu’elle peut être source de fissures sur votre habitation, à cause des vibrations qu’elle génère.

Faire son courant électrique à partir de sa chaudière

Se chauffer tout en produisant du courant. C’est possible si vous êtes en possession d’une chaudière, mais attention, pas n’importe laquelle ! Il s’agit de chaudière à micro-cogénération : une chaudière au gaz qui produit de l’eau chaude, du chauffage… et de l’électricité, donc. Éligible aux aides à la rénovation, elle vous permet d’économiser sur vos factures tout en ayant un rendement stable en toutes saisons. Si vous optez pour ce choix, notez qu’il vous faudra souscrire à un contrat de revente d’électricité en plus de votre contrat pour le gaz. Ce type particulier de chaudières reste relativement cher (à partir de 10 000 euros), ce qui peut constituer un réel frein.

Utiliser l’énergie hydraulique pour la production d’énergie

Pour surfer la vague l’énergie propre et s’éloigner de la dépendance énergétique, vous pouvez également miser sur l’eau. Une mini centrale hydroélectrique, ça vous tente ? Pour les projets de particuliers, on parlera d’ailleurs de pico centrale hydroélectrique, mais soyons francs : elles sont peu nombreuses ! C’est-à-dire que les freins sont pléthore. Il vous faut un cours d’eau, une étude de terrain, une autorisation administrative, un permis de construire et, bien sûr, un débit suffisant ! Ensuite, étant donné que la turbine à elle seule coûte déjà la bagatelle de 40 000 euros, comptez au moins 20 ans avant d’entrevoir un début de rentabilité.

Indépendance énergétique partielle ou totale ?

L’indépendance, d’accord, mais quels sont vos besoins en électricité ? C’est une des premières questions à vous poser lorsque vous envisagez de prendre des distances vis-à-vis de votre fournisseur. Envisagez-vous plutôt de consommer toute l’électricité que vous produirez, ou avez-vous envie d’en revendre une partie ? En ce qui concerne l’autoconsommation, un panneau et un onduleur photovoltaïques suffiront. Le courant continu est transformé par l’onduleur en courant alternatif, ce qui vous permet de consommer directement l’électricité que vous produisez. Bingo ! Vous produisez de l’énergie verte ! L’indépendance partielle vous permet de faire l’impasse sur la batterie. La revente du surplus (l’électricité que nous n’utilisez pas) implique quant à elle que vous raccordiez votre installation solaire au réseau. Pour une indépendance totale, il vous faudra aussi opter pour des accumulateurs qui stockent l’électricité sous forme de réserves. 

Maintenant que la production d’électricité maison n’a plus de secrets pour vous, elle vous tend les bras ! La façon la moins contraignante de s’approcher de l’indépendance énergétique reste d’opter pour le solaire. Sa version la moins onéreuse étant les kits nomades et modulables. Avec le kit Beem, pas besoin de consulter le plan d’urbanisme local ni de déclaration préalable (si vos panneaux sont à moins de 1,80 mètre). Installez, branchez… consommez !