Faire le choix d’un panneau solaire à installer soi-même en toute simplicité

Longtemps réservée aux propriétaires aisés et téméraires, l’énergie solaire se démocratise à vive allure. La production d’électricité depuis chez-soi permet…

Erwan Guiziou
Panneau solaire à installer soi-même

Longtemps réservée aux propriétaires aisés et téméraires, l’énergie solaire se démocratise à vive allure. La production d’électricité depuis chez-soi permet de s’offrir un accès aux énergies renouvelables, bien plus écologiques, tout en faisant des économies non négligeables. Si l’installation de panneaux solaires photovoltaïques par des professionnels n’est pas toujours abordable, les kits solaires, eux, tendent à rendre l’énergie verte accessible à tous. Le panneau solaire à installer soi-même vous met le pied à l’étrier du photovoltaïque sans grosse difficulté. Sa mise en place se veut intuitive et sans douleur ! Mais alors, pour quelle puissance et quelle installation solaire opter ? Quels sont les risques et les obligations à connaître avant d’installer son panneau solaire soi-même ? Décryptage.

Panneau solaire à installer soi-même : quelle puissance ?

Produire de l’électricité, oui, mais de combien de kiloWattheures parle-t-on exactement ? Pour connaître votre besoin en énergie solaire, commencez par faire le point sur vos équipements. Un réfrigérateur de type A+++ a une consommation annuelle d’environ 140 kWh, une box internet tourne autour de 95 kWh. Ajoutez à ça un congélateur indépendant ou un chauffe-eau électrique et vos besoins montent en flèche. Or, le but de l’installation de panneaux, c’est justement de vous appuyer sur l’énergie solaire pour profiter de l’autoconsommation. Autrement dit, de couvrir votre talon de consommation en produisant l’énergie nécessaire pour alimenter les appareils en veille de votre maison. Et, qu’on se le dise, ils sont gourmands… Une plaque à induction consomme autour de 100 à 130 watts par jour. Toute l’année. Oui, vous avez bien lu ! C’est déjà 2 à 3 kWh de consommation quotidienne rien que pour une table de cuisson en mode veille.

Votre première étape consiste donc à établir la liste de tout (et absolument tout) ce qui consomme (même éteint) ! Plus simple encore, procédez à des relevés de compteurs à divers moments de la journée, lorsqu’aucun appareil n’est en marche. Vous aurez ainsi la mesure de votre talon de consommation et saurez de quelle puissance votre habitation a besoin.

Installer ses panneaux solaires soi-même : les plus simples

Une fois que vous avez une visibilité claire sur vos besoins énergétiques, passez à la suite : le modèle de panneau solaire vers lequel vous orienter. L’installation solaire photovoltaïque la plus simple reste encore le kit de panneaux solaires « plug & play » que vous posez à moins de 1 m 80 du sol. Pas besoin de passer par la case déclaration auprès de la mairie dans ce cas précis. Sans travaux ni raccordement, monter des panneaux solaires soi-même est un jeu d’enfant ! Votre kit contient un nombre de panneaux prédéfini selon vos besoins, des fixations, un micro-onduleur (qui convertir le courant direct en courant alternatif), des câbles ou rallonges. Prenez vos mesures, assurez-vous d’avoir un accès à une prise extérieure et… c’est tout. Une fois installé, branchez votre kit directement dans la prise et admirez le compteur qui décélère !

D’ailleurs si vous souhaitez découvrir en détail l’installation d’un kit solaire, nous vous invitons à visionner cette vidéo de Matt Bricole :

À titre d’exemple, le kit Beem offre 300 watts de puissance, générés par 4 modules. Le solaire photovoltaïque est à portée de néophytes ! C’est la meilleure option pour ceux qui veulent s’y mettre sans pour autant avoir de connaissances techniques particulières. Ni l’envie de passer par des professionnels pour faire poser des modules sur le toit.

Installer et raccorder un kit solaire en autoconsommation

La seconde option, lorsqu’on souhaite se débrouiller avec son kit solaire, est celle de la pose au sol suivie d’un raccordement. Il a beau être un peu moins simple que sa contrepartie « plug & play », le kit à raccorder reste envisageable. Il vous faudra néanmoins quelques acquis basiques en électricité ou un lycéen à portée de main, capable de rafraîchir vos connaissances ! N’hésitez pas à faire appel au service technique en cas de doute et si l’expérience du panneau solaire à installer soi-même se révélait plus ardue que prévue. Dans tous les cas, la prise qui recevra le courant (produit par les panneaux) devra être protégée par un disjoncteur.

Assurez-vous d’avoir les bons outils à portée de main : clé, douilles, pinces pliantes, tournevis, cutter et scie. Les panneaux sont à assembler selon des caractéristiques qui leur sont propres, selon les marques. Vous aurez un socle et des câbles à brancher d’abord sur le coffret, puis sur le micro-onduleur et à raccorder au compteur. Le tout, grâce à des connecteurs femelles et des connecteurs mâles. (Il n’est pas trop tard pour rappeler le lycéen qui s’est faufilé dans sa chambre entre-temps !)

installation d'un kit solaire soi-même
Installation des fixations au mur

Les risques de l’installation photovoltaïque

L’installation en toute autonomie, c’est grisant. Poser les bâches, installer les modules au sol, visser, dénuder les fils, effectuer le branchement à la terre, ajouter la fiche mâle… On envisagerait presque l’autoconstruction de panneau solaire photovoltaïque tant on s’est pris au jeu, pas vrai ? Alors, sachez que toute installation est plus ou moins risquée. Aussi simple soit-elle. L’installation de panneaux (hors modules fournis en kits « plug & play ») comporte des risques d’électrocution lors des raccordements à effectuer. Les plus intrépides d’entre vous, qui envisagent la pose sur le toit, s’exposent quant à eux à des risques de chute. L’équipement est d’ailleurs obligatoire avant de monter sur la toiture, et si la vue du harnais vous donne le vertige : faites appel à un professionnel.

Les obligations administratives induites par la pose de panneaux

Qui dit installation, dit obligations ! Elles seront plus ou moins lourdes, cela dit, selon le type de panneaux que vous choisirez. Les kits « plug & play » ne vous demanderont qu’une formalité simple. Celle d’informer Enedis de la mise en place de vos modules solaires, grâce à la signature d’une convention d’autoconsommation sans injection (CACSI), facilement accessible sur internet. Pour les kits plus complexes, non précâblés, il vous faudra également fournir une attestation de conformité de l’onduleur. Si vous installez vos panneaux sur le toit, il vous faudra faire une déclaration de travaux en mairie en plus de la demande de raccordement. 
Devenir un expert des solutions solaires, chiche ! La pose au sol est à portée de tous, même si installer ses panneaux solaires soi-même n’est pas sans risques. Pour une installation propre, efficace et rapide, mettez donc toutes les chances de votre côté en optant pour le kit solaire Beem Energy. Vous êtes assurés que la seule blessure possible, c’est peut-être la coupure au pouce à l’ouverture du carton. Et encore…